Anzin

Une présence humaine à Anzin est attestée dès l'antiquité. Pendant la Guerre des Gaules, un temple dédié à Isis est construit. Il est abattu en 367 par Valentinien pour marquer la fin du Paganisme.

En 877 (alors qu'Anzin est connue sous le nom d'Azinium), l'Empereur Charles-le-chauve, à la prière d'Ermentrude, sa fille, abbesse d'Hasnon , donne à ce monastère le village d'Anzin. Quelques années plus tard, en 1065, Bauduin , comte de Hainaut et restaurateur de l'abbaye, confirme cette donation. Des lettres de Philippe le bon, duc de Bourgogne, datées du 6 décembre 1464, approuvent la cession faite par les religieux d'Hasnon à la ville de Valenciennes, de la haute justice d'une partie d'Anzin « appliquée en la banlieue». Wido, le fondateur de l'abbaye de Vicogne, voulut en 1147 établir un hospice sur le mont d'Anzin. Faute d'appui, il dut renoncer à son projet.

La ruée vers l'or noir (1734)

C'est avec la découverte de la houille le 24 juin 1734 que commence la véritable ruée vers l'or noir dans le nord de la France. Anzin est alors un petit village qui compte à peine plus de 200 âmes. Il faudra attendre encore 20 ans pour que soit fondée la Compagnies d'Anzin au Château de L'hermitage (près de Condé): Nous sommes le 19 novembre 1757. Viendront ensuite les premiers corons (1825), puis la ligne du chemin de fer d'Anzin (1838).

Germinal (1884)

Le 19 février 1884, une violente grève éclate à la compagnie des mines d'Anzin, elle durera 59 jours. Cette grève inspira à Emile Zola, qui arriva à Anzin quelques jours plus tard, son second roman Germinal. Ce n'était pas la première fois que les ouvriers mineurs du bassin houiller d'Anzin se mettaient en grève pour obtenir l'amélioration de leur condition d'existence. Pendant les années de 1833, 1846, 1848, 1855, 1864, 1866, 1872, 1874, 1878, 1879, 1880, ils luttent et revendiquent tantôt pour des mesures de sécurité et d'hygiène dans le travail. Parfois ils atteignent leurs objectifs, mais souvent, ils se heurtent à l'incompréhension et au refus brutal de la Compagnie. Au cours de ces grèves successives, les mineurs prenaient chaque fois leur responsabilité avec gravité et discernement, même lorsque la grève avait pour conséquence le licenciement. Cependant, les actions revendicatives, dès le début, développèrent leur esprit combatif, leur force morale et leur sentiment de solidarité.

La grève qui éclata le 21 février 1884 et se prolongea jusqu'au 17 avril, fut provoquée par la Compagnie de houillère elle-même qui imposa brusquement un changement dans l'organisation du travail des mineurs. En effet, la Compagnie avait décidé que: 1° Les ouvriers seraient responsables de leurs travaux pendant toute la durée de leur galerie, et que de ce fait les vieux et les jeunes ouvriers seraient supprimés; 2° L'ouvrier devra se surcharger de bois pour les réparations; 3° La Compagnie ne fera plus de remblais, de là des éboulements seront très fréquents; 4° L'entretien de la voie ferrée, le matériel et la responsabilité des accidents, seraient à la charge des mineurs.

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