Marie et Léon Escudier - La France Musicale Année complète - 1er janvier au 31 décembre 1843 1843 - C26* EVL

Bon état

50,00 €

Disponible

1 articles disponibles

Ajouter au panier

Descriptif

Un journal qui, par ses allures batailleuses, par son caractère agressif, par son mépris â peu près complet des moindres convenances et des intérêts d'autrui, fit en un temps beaucoup parler de lui, causa quelque scandale et s'attira de nombreux et retentissants procès. Je veux parler de La France musicale, fondée par les deux frères Marie et Léon Escudier, qui en commencèrent la publication au mois de décembre 1837. Chefs d'une maison d'édition musicale où ils s'étaient fait une spécialité de la publication d'opéras italiens, notamment des œuvres de Donizetti et de Verdi, les Frères Escudier donnèrent naturellement une couleur toute particulière à leur journal et l'orientèrent de ce côté. Personne n'y eût pu trouver à redire s'ils ne s'étaient pas ell'orcés et n'avaient eu quelque sorte pris a tâche de rabaisser toute autre musique que celle qu'ils publiaient, et s'ils n'avaient employé des procédés de critique contraires à toute bienséance pour déverser le mépris sur des œuvres et des artistes dont le seul défaut était de ne point appartenir à leur maison de commerce. La France musicale, avec sa polémique ardente, personnelle, et trop souvent excessive et discourtoise, était d'ailleurs, surtout dans les premières années de sa carrière, un journal vivace, alerte, et sinon bien fait et bien entendu, du moins presque toujours intéressant. On y vit se succéder un grand nombre de rédacteurs: Castil-Blaze, Jules Maurel, A. Elwart, Charles Villagre, Oscar Comettant, Pontécoulant, A. Farrenc, Sextius Durand, et plus tard A. Malliot, Giagomelli, Gustave Chouquet, A. De Bury, Théodore De Lajarte, Arthur Pougin, E. Thoinan, A. Thurner, Edouard Gregoir, Jules Carlez, A. Lomon, M. A. Gromier, Henri Yvert, A. Des Appiers, etc. C'est dans La France musicale que parut tout d'abord, sous forme d'articles, le livre fameux de Liszt sur Chopin. Parmi certains travaux importants qui trouvèrent place dans ses colonnes, on peut citer: Haendel et son temps, par Victor Schœlcher; Des Livres rares et de leur destinée, par A. Farrenc; Adolphe Sax, ses ourrages el ses luttes, par Oscar Comettant; L'Op?ra-Comique et ses transformations, par A. Thurner; William-Vincent Wallace, par Arthur Pougin; Troubadours et trouv?res, par Escudier; Instruments Sax et fanfares civiles, par Th?odore De Lajarte; Le Nouveau R?gime des th??tres dans les départements, par A. Malliot; Institut Boïeldieu, création d'un Conservatoire de musique à Rouen par le même, etc.


Par une singulière fantaisie, les directeurs de La France musicale changèrent, en 1849, le titre de ce journal, qu'ils intitul?rent La Musique, gazette de la France musicale; mais d?s l'année suivante, ils lui rendirent son titre primitif. En 1860, une discussion d'intérêt s'étant élevée entre eux, les deux fr?res se sépar?rent, et l'aîné, Marie Escudier, demeura seul à la téte de La France musicale, à laquelle Léon ne tarda pas à créer une concurrence en fondant L'Art musical, comme on le verra plus loin. Les événements de 1870 firent suspendre, comme tant d'autres, la publication de La France musicale; elle ne fut jamais reprise. En rappelant son souvenir, il est juste de constater que ce journal tint pendant longtemps une place importante dans la presse musicale."

Les avis sur le produit Marie et Léon Escudier - La France Musicale

Marie et Léon Escudier - La France Musicale
Ajouter au panier

Vendez vos livres

En savoir plus
Accepter