Descriptif
Privilégiant l’entraide et l’esprit de corps avec ses coreligionnaires, le soldat Canart décrit aventures et exploits sportifs, donne quelques explications historiques et géographiques aux lieux ou expressions (« Les pieds noirs », par exemple) pour achever son récit sur Oran à feu et à sang, avec cette réflexion : « Combien d’innocents ont payé de leur vie… quelle décision prendre pour venger un homme lâchement abattu et faire un exemple ? » Viendra la dissolution du régiment, le récit d’une madame Agostini attachée à son pays mais qui, abandonnée de ses enfants et dépouillée de tous ses biens, finira ses jours à Marseille ; puis, c’est le retour définitif pour la France sur le paquebot Ville d’Alger, le 25 octobre 1962. En sollicitant Jean Delaunay, l’auteur enrichit la réflexion de l’ouvrage. Pas de flagornerie ni de langue de bois chez le général d’armée nonagénaire, visiteur de prison, qui juge la contribution « attristante, instructive et réconfortante », explique que « l’autorité repose sur quatre pieds qui s’appellent compétence, exigence, amour et exemple… Aujourd’hui, on enseigne que les hommes ont besoin de comprendre, qu’il s’agisse de soldats, élèves ou ouvriers, ce n’était pas le lot du combattant de base durant les conflits passés… Jean-Pierre, après avoir été placé brusquement dans un univers aussi nouveau et dur, a pu se rétablir, s’appuyant sur le roc de la foi ; je lui adresse mon salut fraternel. »
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