Jean François (1903-1977)
Sa vocation de peintre paysagiste lui a ouvert les yeux. Son combat pour sauver le visage de l’Ardenne débute peu après la Seconde Guerre mondiale. Membre de la CRMS dès 1946, Jean François affirme la primauté du paysage et prône la nécessité d’une doctrine incluse de manière explicite aux plans d’aménagement. Son but : éviter toutes constructions perturbatrices voire offensantes du paysage, résister au goût mal éduqué de nombreux clients, recadrer les mauvais compositeurs qui ont une peur panique de la surface calme et du volume simple. Un essai de rédaction de prescriptions urbanistiques voit le jour en 1962.
En 1971, il analyse L’architecture sans architecte et en dénonce quelques déviations esthétiques. Sous l’impulsion de la CRMS, il s’attache ensuite, avec trois collègues, à la rédaction de Conseils pour restaurer une maison campagnarde. L’exposition itinérante consacrée à La maison wallonne en site rural lui donne l’opportunité de partager son analyse des différents types d’architecture traditionnelle. Il souligne la simplicité des volumes et l’intégration aux sites. Il attire l’attention sur des exemples d’adaptations réussies et épingle quelques modernisations regrettables. Il fait l’éloge du mimétisme et de l’harmonie de quelques maisons contemporaines admirablement intégrées. Sans nul doute, des pistes à explorer en vue de futurs classements…
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