Phalempin

A l’époque gauloise, Phalempin n’est que quelques huttes regroupées dans une des clairières de l’immense forêt qui couvre le territoire.

Présence gallo-romaine : Des découvertes ont permis de mettre en évidence les restes d’un habitat gallo-romain à proximité de la ferme de la Cauchie, sur l’emplacement de l’ancien château du Plouick.

Fallempin ou Fanempin : Le nom de la ville apparaît pour la première fois au XIe siècle, sur un document où l’on peut lire que le châtelain de Lille, Saswalon, obtient de l’évêque de Tournai la permission de fonder une abbaye en l’honneur de Saint Christophe sur l’emplacement de l’autel de Phalempin, dans le quartier du Carembault.

Au temps des rois : Phalempin est possession de la châtellerie de Lille en Flandre, qui comporte 5 quartiers : Le Weppe, le Ferrain, le Mélantois, la Pévèle, le Carembault. Phalempin est alors située dans le Carembault, en bordure de la Pévèle, et est la possession du châtelain de Lille, seigneur du Plouick.

Le château du Plouick : Le château est une forteresse faite de briques et de pierres blanches et posée sur gréserie. En forme de fer à cheval, il est protégé d’une double enceinte de remparts. Deux tours en défendent l’entrée, séparées d’un premier rempart par un pont levis. Un double fossé, empli des eaux de la Naviette, en fait une forteresse à l’abri d’un coup de main. Le châtelain vient prendre ses quartiers d’été à Phalempin pour y chasser dans la forêt giboyeuse. Lors de ses déplacements, le seigneur et ses suivants empruntent une allée en sous-bois qui doit être constamment entretenue par les riverains, afin de pouvoir y passer la lance droite.

A la Révolution : L’abbaye et le château sont vendus à des démolisseurs locaux et en grande partie démantelés et ruinés. De l’abbaye, seul le caveau des moines et l’église abbatiale échappent à la pioche des démolisseurs. L’église devient paroissiale. Considérée vétuste à l’aube du XXe siècle, elle est remplacée par une nouvelle église située sur la place du village. Le musée des Beaux-Arts de Lille a conservé les différentes pièces qui composaient le portail de l’église abbatiale.

Les villégiatures du 19e siècle : Les gentilhommières. Avec la culture de la betterave, une fabrique de sucre prend la place de l’abbaye. C’est le temps des seigneurs d’industrie. La construction du chemin de fer aidant, la forêt et son bon air attirent les riches familles de la région. Des gentilhommières, résidences secondaires d’un style nouveau, sont construites à l’orée du bois. Bon nombre de Phalempinois trouvent à s’employer comme gens de maison dans ces demeures cossues, entourées de leur parc dont l’entretien nécessite un personnel nombreux.

Les ginguettes en forêt. Au début du XXe siècle, au lendemain de la grande guerre, la forêt de Phalempin est une attraction pour les lillois qui viennent le temps d’un dimanche se divertir dans les guinguettes qui font entendre leurs flons flons jusque dans les années soixante.

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