Dourges

La ville fut évangélisée par Saint-Piat, vers l’an 300 : une église, place Carnot, porte d’ailleurs le nom de cet évêque.

La population, de par sa situation géographique, souffrit de nombreuses invasions : invasions des Barbares (au 5 ème siècle), des Normands (au 9 ème siècle), ainsi que du passage des troupes ennemies lors des guerres de 100 ans, 1914-1918 et 1939-1945.

ll fallut donc trouver le moyen de survivre à l’occupation : au 9 ème siècle, les Dourgeois creusèrent des souterrains dans la craie, à 5 ou 6 mètres de profondeur (un système comparable à celui des Boves d’Arras). Les constructions d’alors se voulaient forteresses: la ferme de Baye , jadis située entre Dourges et Noyelles-Godault, avait des murs d’une épaisseur de plus d’un mètre dont il reste aujourd’hui encore quelques vestiges rue Salengro.

L’histoire de Dourges et son développement économique sont liés à l’exploitation des mines de Charbon. En effet, en 1846, le 1 er forage du bassin houiller du Pas-de-Calais est réalisé à Dourges. La 1 ère veine de charbon découverte par hasard, en 1855, donne naissance à la fosse Sainte Henriette.

L’industrialisation du site Sainte Henriette et la multiplication des puits de mines provoquent des mouvements de population.

En 1838, Dourges compte 1118 habitants. Un siècle plus tard, en 1930, on atteint 5 075 Dourgeois. Une vague d’immigration a causé, en partie, ce boom démographique : dans les années 1920, Polonais, Belges, Italiens s’installent dans le bassin minier, l’extraction créée de nouveaux besoins en personnel.

Les mineurs et leur famille sont installés dans les corons, habitat typique symbole de notre patrimoine minier. La cité Bruno concentre ces travailleurs de l’or Noir de l’époque, l’église Saint Stanislas et le patronage (Salle Bruno) sont les lieux de rassemblement de la communauté polonaise.

Aujourd'hui, dans le cadre de la candidature d'inscription du bassin minier au patrimoine mondiale (UNESCO) l'église St Stanislas et son présbytère, l'autel principal "la chapel de Noël", oeuvre de Jan Szczepkowski ont été inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Dourges a souffert de la fermeture des puits de mine et garde encore les traces de l’exploitation des Houillères dans son paysage. Les carreaux de mine sont désormais des terres en friche, en passe de reconversion.

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