Philippe Hecquet De purganda Medicina a curarum sordibus* : ubi detecto evacuantium fuco, purgationum fraudes & imposturae, scandalo artis & artificis opprobrio futurae revelantur 1714 - medicina - C13* EVL

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Suite du titre : "Dato partium Mechanismo, Purgandi leges, tempora, rationes emendatae restituntur. Ibique tritûs ictibus everberatâ fermentatione, fermentatorum obliteratur memoria ; tum firmo solidorum systemate stabiliuntur Morborum atiologia solidores & nobiliores curae"

Editeur : Guillelmum Cavelier (Cavelier, Guillaume), Parisiis (Paris), 1714. Edition originale.

Cet ouvrage est la dernière tentative de Hecquet pour défendre sa théorie de la digestion qui donna lieu à de nombreuses controverses entre médecins au début du XVIIIe. Il fit paraitre en 1709 son Traité des dispenses du carême dans lequel il assure que « les fruits, les grains et les légumes sont [les aliments] les plus naturels » tandis que « l’usage de la viande n’est pas le plus naturel à l’homme, ni absolument nécessaire » ; théorie qui revient à privilégier le végétarisme. Ceci ne manque pas de choquer à une époque où le végétarisme est considéré comme une anomalie alimentaire qui s’explique seulement par l’impossibilité de se procurer de la viande. Pétrit d'iatrophysique (explication les phénomènes physiologiques en termes mécaniques), à la suite de Descartes et de Newton, Hecquet développe le principe de broiement des aliments par les dents et par trituration par l'estomac, résultant du mouvement mécanique des muscles alentours, et qui ne peut être que facilitée par l'utilisation d'aliments simples comme les végétaux. Sa théorie fut violemment critiquée par de célèbres médecins de l'époque (tels Nicolas Andry, professeur à la faculté de Paris et Jean Astruc, médecin du roi de Pologne) mais aussi les iatrochimistes (chimie appliquée à la médecine) qui récusent le principe de l’analogie avec les machines et rejettent en général l’explication mécaniste, notamment dans ce qui regarde le processus de digestion. Face à Hecquet, ils défendent la théorie des ferments ou levains qui participent à la digestion. La polémique se soldera par la défaite de Hecquet en 1714, date ce dernier ouvrage. S'ensuivra le déclin du rationalisme mécaniste. Il fut moqué par ses contemporains, devenant même l’entêté et incompétent docteur Sangrado du roman Gil Blas.

Philippe Hecquet (11 février 1661 à Abbeville - 11 avril 1737 à Paris). Il est l'un des médecins les plus brillants de son temps. Docteur de la faculté de Paris en 1697, il est le médecin du prince et de la princesse de Condé (1709-1723), de la maison de Vendôme, du couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques. Il donne de son vivant une grande partie de ses livres (2,600 volumes) à la bibliothèque de la faculté dont il fut doyen de 1712 à 1714. Il est l'auteur de nombreux livres de médecine comme : Médecine des pauvres, De L'indécence aux hommes d'accoucher les femmes, La médecine, la chirurgie et la pharmacie des pauvres…

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